Le cycle menstruel est composé de différentes phases : folliculaire, ovulatoire, lutéale. Mais comment oublier celle qui bouscule le plus notre corps, par ses symptômes, sa chute d’hormones qui nous prend tant d’énergie, ses pertes de sang ? La phase menstruelle fascine et déroute, dans le cycle féminin comme dans l’inconscient collectif. Comment bien la comprendre pour mieux la vivre ? Marguette, spécialiste de la culotte menstruelle vous guide : Les règles de A à Z, c’est par ici !

La place de la phase menstruelle dans le cycle

Les règles, aka la phase menstruelle : pourquoi ça nous arrive ?

Les règles, période redoutée des femmes, ont lieu en début de cycle, lors de la phase folliculaire. Elles sont la conséquence directe de l’ovulation, plus précisément d’une absence de fécondation de l’ovocyte produit par le follicule lors du cycle précédent.

Quatorze jours plus tôt, le taux de plusieurs hormones ( sécrétion d’œstrogènes, hormone folliculostimulante FSH et hormone lutéinisante LH) a grimpé et modifié notre corps de femme. 

En premier lieu, notre utérus s’est fait accueillant en vue d’une potentielle nidation et d’une grossesse. Ensuite, l’ovaire abritant de nombreux follicules se trouve sur le point de libérer un œuf. Le follicule ovarien dominant, ou follicule de Graaf, se rompt brutalement sous l’effet d’une hausse du taux d’hormone LH. L’expulsion d’un bel ovocyte a alors lieu dans la trompe de Fallope : c’est l’ovulation ! 

Sans besoin de GPS, l’ovule remonte jusqu’à l’utérus et notre endomètre tout douillet. La progestérone coule à flots ou presque. La glaire cervicale, qui empêchait jusque-là le passage des spermatozoïdes, se fluidifie. La température de notre corps augmente…

Manque de chance (ou pas !), aucun spermatozoïde à l’horizon pour féconder ce pauvre œuf solitaire… Pas de fécondation et c’est la déroute : la sécrétion et le taux d’hormones (œstrogènes et progestérone) chutent inexorablement durant plusieurs jours, la glaire cervicale s’épaissit de nouveau, la muqueuse utérine commence à se détacher. Bonjour les règles !

Qu’évacue t-on pendant la phase menstruelle ?

Question facile, pensez-vous : durant les règles, les femmes perdent du sang ! Certes, mais pas seulement. 

Durant la phase folliculaire, sous l’effet des œstrogènes, la paroi de notre utérus s’est gorgée de sang avec de multiples vaisseaux sanguins, mais aussi s’est aussi épaissie. La couche basale (initiale) de l’endomètre s’est recouverte d’une seconde couche de cellules. C’est elle qui se modifie en cours de cycle, en vue de la nidation. 

En l’absence de fécondation et donc de grossesse, le corps doit évacuer ces résidus inutiles et faire de la place dans l’utérus pour le cycle suivant. 

14 jours environ après la phase féconde, chaque femme perd donc du sang, liquide ou sous forme de caillots, mais aussi des cellules de la muqueuse utérine qui se desquame. Ce sont nos règles !

La durée des règles : ça varie !

Chaque femme est unique et avec elle, la durée de ses règles. Mais de quelle durée parle t-on, en matière de menstruations ?

À l’échelle de la vie, les femmes vivent leurs règles chaque mois, de la puberté à la ménopause, fin de la période féconde.

C’est une période de 37 années en moyenne, de 13 à 50 ans environ. Bien évidemment, début et fin des menstrations et des cycles menstruels varient d’une femme à l’autre. Puberté tardive et ménopause précoce sont des troubles du cycle possibles.

À l’échelle du cycle menstruel, les règles se vivent du premier au 7ème jour environ. Plus couramment, les menstruations durent de 3 à 5 jours, mais en cas d’hypoménorrhée, les saignements ont une durée de 2 jours au plus. À l’inverse, des règles longues et abondantes de type ménorragie sont anormales et peuvent durer au-delà de 8 jours. 

Enfin, sauf hypothèse d’une aménorrhée pathologique, votre phase menstruelle vous laissera parfois tranquille durant 9 mois… Être enceinte, c’est faire l’impasse sur la menstruation et ça fait du bien !

Bien vivre sa phase menstruelle, phase de la Sorcière

Les règles et leurs petits désagréments 

On associe parfois les différentes phases du cycle féminin à des archétypes. La phase menstruelle, un peu sombre et complexe à vivre, est aussi appelée phase de la Sorcière. Y aurait-il un lien avec notre caractère durant cette semaine tendue ?

Quoiqu’il en soit, visez un peu les symptômes : douleurs aux ovaires et crampes abdominales, ballonnements, seins gonflés et sensibles, perte d’énergie et émotions exacerbées. Ajoutez-y un soupçon de syndrome pré-menstruel… Il y a de quoi être secouée !

En outre, l’abondance de nos saignements et la date incertaine de nos menstruations sont souvent source de stress. L’angoisse de la tache de sang au mauvais moment, nous l’avons toutes connue. Une solution simple pour rester zen : porter une culotte menstruelle. Aussi confortable que notre lingerie habituelle, elle peut être enfilée par anticipation sans problème, contrairement à d’autres protections hygiéniques. Bye bye le stress et merci les culottes menstruelles ! 

Agir sur ses règles, c’est possible ?

Ah, si seulement on pouvait agir sur nos règles, les contrôler, les faire disparaître ! Même si l’on ne vit pas à Poudlard, des solutions naturelles ou médicales peuvent avoir une influence sur le cycle menstruel, la durée des pertes, leur abondance ou les douleurs qui y sont associées.

Les solutions médicales pour agir sur les règles

  • Vivre sans règles lorsque l’on n’est pas enceinte, c’est possible avec la prise d’une contraception. Les pilules contenant de la progestérone bloquent généralement l’ovulation. Pas d’ovule, pas de menstruations ! 

  • Si vos règles sont abondantes, la pose d’un stérilet (ou DIU, dispositif intra-utérin) à base d’hormone peut réduire le flux, voire faire cesser la menstruation.

  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens de type ibuprofène contribueraient à diminuer le flux et les douleurs liées aux règles. 

Néanmoins, des alternatives naturelles sont à envisager également

Agir sur sa phase menstruelle naturellement

  • Pour raccourcir la durée des saignements, certaines femmes pratiquent le Flux Instinctif Libre. Le sang coulant librement s’évacue plus rapidement de l’utérus.

  • Les femmes peuvent aussi intensifier leur pratique sportive, pour régulariser leur période de menstruation et diminuer les douleurs menstruelles.

  • Pour contrôler l’abondance du flux de sang menstruel, il est possible de consommer de la tisane d’Alchémille, une plante à action progestative.

  • L’Achillée millefeuille, antispasmodique, permet quant à elle d’apaiser les douleurs liées aux règles.

D’autres solutions sont à essayer sans modération : prendre un bain chaud ou méditer pour détendre les muscles et réduire le stress, faire l’amour pour mieux gérer la douleur et activer les saignements… L’essentiel est de prendre soin de soi durant cette période sensible !

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